Il existe entre un compositeur, une œuvre, son dédicataire, et les circonstances de la première exécution publique des liens parfois fort intimes, qui révèlent souvent plus sur la nature de l’œuvre que son titre lui-même

Il existe
entre un compositeur, une œuvre, son dédicataire, et les circonstances
de la
première exécution publique des liens parfois fort intimes, qui révèlent
souvent plus sur la nature de l’œuvre que son titre lui-même. Dans ce
nouveau programme, l’EIN explore l’Histoire de la musique du 19ème au
21ème
siècle, à la recherche d’histoires de musique. Ce sont de nouveau des histoires profondément humaines d’amitié et d’admiration qui sont à l’origine des deux pièces d’ouverture et de clôture de notre programme.
En 1884, Piotr Illitch Tchaïkovski
souhaite remercier l’acteur Ivan Wassilievitch Samarine pour son travail de
mise en scène de l’opéra Eugène Onéguine.
Quelque mois plus tard, et avant que la pièce ne soit éditée, Samarine meurt
subitement. Tchaïkovski corrige alors le titre de sa pièce en Elégie à la mémoire de I. W. Samarine.
Une amitié est donc à l’origine de la première pièce de notre programme.
Pour Arvo Pärt, la mort de Benjamin
Britten en 1976 est un choc. Il ressent alors une forte culpabilité d’avoir,
pendant de nombreuses années, porté peu d’attention à l’œuvre de son collègue
britannique, qu’il vient seulement d’apprendre à connaître dans les années
1970. Le regret de n’avoir jamais rencontré Britten donne naissance au Cantus in Memoriam Benjamin Britten pour
orchestre à cordes et une cloche : une longue gamme de la mineur qui
s’achève brusquement, débouchant sur le vide et le souvenir.
Du vendredi 10 au dimanche 12 mai à Grafenried, Lajoux et La Neuveville, venez découvrir toutes ces histoires de musique avec l’EIN !
